Le leader de Taxawu Sénégal, Khalifa Ababacar Sall, a pris position ce vendredi 12 juillet contre la détention prolongée du chroniqueur Badara Gadiaga, interpellé récemment à la suite d’un échange houleux sur un plateau télévisé. Dans un post publié sur Facebook, l’ancien maire de Dakar s’élève contre ce qu’il considère comme une grave entorse à l’État de droit.

« Quand l’État redoute les mots, c’est qu’il craint la vérité. Et la vérité ne s’enferme pas », a-t-il écrit, ajoutant que cette arrestation constitue non seulement une « injustice », mais aussi une « fracture dans le socle du droit ».
Un appel à la libération et au respect des droits
Khalifa Sall dénonce une volonté manifeste de museler les voix critiques et considère que de telles pratiques sont incompatibles avec les principes d’une démocratie véritable.
« Museler des voix critiques revient à étouffer la justice et à vider de son sens la démocratie », a-t-il déclaré.
Il exige la libération immédiate de Badara Gadiaga, tout en appelant également à la libération de tous les prisonniers d’opinion et au respect rigoureux de leurs droits fondamentaux.
Contexte tendu autour de la liberté d’expression
L’arrestation de Badara Gadiaga, chroniqueur connu pour ses positions tranchées, est intervenue après une émission télévisée tendue où il a croisé le fer avec un député de Pastef. Son interpellation a ravivé les inquiétudes sur la liberté d’expression et le rôle de la justice dans l’arbitrage du débat public.
Plusieurs voix, dans la société civile comme dans l’opposition, s’élèvent depuis quelques jours pour dénoncer une instrumentalisation politique de la justice et appeler à préserver les espaces de parole libre au Sénégal.



