Le Magal de Touba, célébration emblématique de la confrérie mouride, a été officiellement inscrit sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel du Sénégal. Cette reconnaissance formelle a été actée par un arrêté du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, marquant une étape majeure dans la valorisation du legs spirituel et culturel de Cheikh Ahmadou Bamba.

Commémorant le départ en exil du fondateur du mouridisme, le Magal est l’un des événements religieux les plus importants du pays, rassemblant chaque année des millions de fidèles venus du Sénégal et de la diaspora. Au-delà de sa dimension spirituelle, cette manifestation constitue aussi un puissant levier de cohésion sociale, de transmission des valeurs et de dynamisme économique local.
Dans son arrêté, le ministère a précisé qu’un plan de sauvegarde et de mise en valeur sera élaboré en étroite collaboration avec la Communauté mouride, afin d’assurer la pérennité de cette tradition et de mieux encadrer son évolution. Cette démarche vise également à soutenir les efforts de préservation des pratiques culturelles liées au Magal, dans un contexte de modernisation rapide et de transformations sociales.
L’inscription du Magal au patrimoine national s’inscrit dans une logique plus large de reconnaissance des expressions culturelles locales et de protection des savoirs traditionnels. Elle pourrait également servir de tremplin à une future candidature pour une inscription sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO.
Avec cette décision, l’État sénégalais réaffirme son engagement à préserver les fondements culturels et religieux qui façonnent l’identité nationale, tout en consolidant les liens entre spiritualité, mémoire historique et développement.





