Devant un parterre de recteurs, d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et d’experts en enseignement supérieur, le président Bassirou Diomaye Faye a décliné, ce week-end, sa vision ambitieuse pour une université sénégalaise modernisée, inclusive et en phase avec les exigences du 21e siècle.

Une transformation systémique en ligne avec la Vision Sénégal 2050
Le chef de l’État a plaidé pour une transformation « systémique et inclusive » de l’enseignement supérieur national, affirmant que l’université doit devenir un outil stratégique au service de la souveraineté du pays, notamment dans les secteurs alimentaire, pharmaceutique et industriel.
Pour y parvenir, il propose d’intégrer dans les curriculums des disciplines telles que l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la data science et la réalité virtuelle. « Nous ne pouvons pas former pour former », a-t-il martelé, suscitant de vifs applaudissements dans la salle.
Réduire les inégalités territoriales et garantir l’accès au savoir
Autre pilier de cette réforme : l’équité territoriale. Le président a réaffirmé sa volonté de doter chaque pôle territorial d’infrastructures universitaires modernes afin de permettre un accès égal au savoir, « quel que soit le lieu de production et de diffusion de l’effort intellectuel ».
Un plan d’urgence pour sauver le calendrier académique
Alors que les crises récurrentes ont généré plus de 400 milliards FCFA de pertes en dix ans, le président a annoncé un plan d’urgence visant à finaliser les chantiers en cours et relancer les établissements paralysés. Il appelle également à une refonte de la gouvernance universitaire axée sur la transparence et la mobilité des enseignants-chercheurs.
Former les talents pour l’industrialisation du pays
Enfin, le président Faye a souligné que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de reproduire des modèles éducatifs obsolètes. Il appelle à former massivement des ingénieurs, techniciens et professionnels qualifiés, capables d’accompagner l’industrialisation du pays à l’horizon 2050.



