L’affaire Arcelor Mittal refait surface avec une nouvelle tournure judiciaire. Selon des informations rapportées par le journal Libération dans son édition de ce lundi, le doyen des juges du premier cabinet d’instruction du tribunal hors classe de Dakar a adressé trois convocations à d’anciens dignitaires du régime précédent, cités en qualité de témoins dans ce dossier sensible.

Une procédure aux multiples volets judiciaires
Pour rappel, le parquet de Dakar avait ouvert une information judiciaire pour des faits présumés d’association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. La procédure avait été enclenchée suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée par l’État du Sénégal.
L’action visait directement plusieurs entités du géant sidérurgique, parmi lesquelles Arcelor Mittal Holdings AG (anciennement Mittal Steel Holdings AG), Arcelor Mittal, Arcelor Mittal Limited, Arcelor Mittal Holland II BV, Arcelor Mittal Mining Sénégal SA et Arcelor Mittal Infrastructures Sénégal SA.
L’accord transactionnel au cœur du dossier
Au centre de cette affaire se trouve l’accord transactionnel conclu le 30 mai 2014 entre l’État du Sénégal et Arcelor Mittal. Cet arrangement, censé solder le contentieux, avait depuis soulevé des zones d’ombre sur ses conditions et ses bénéficiaires, alimentant débats et soupçons de malversations.
Une enquête longtemps entravée
Lorsque le scandale avait éclaté, la Division des investigations criminelles (DIC) avait été mandatée pour remettre des convocations aux représentants d’Arcelor Mittal. Mais ces derniers étaient restés introuvables, ralentissant l’avancée du dossier.
Avec la convocation des anciens responsables du régime, cette affaire emblématique semble désormais entrer dans une nouvelle phase judiciaire, susceptible de raviver les débats autour de la gouvernance économique et des contrats miniers passés au Sénégal.



