Après les pluies, Grand-Yoff respire : l’évacuation des eaux porte ses fruits

Après la forte pluie de vendredi dernier, le quartier de Grand-Yoff a retrouvé son rythme habituel. L’eau a été rapidement évacuée, permettant à la circulation de redevenir fluide, malgré quelques flaques persistantes dans les ruelles. Ce dimanche matin, quelques gouttes de pluie sont tombées, sans conséquence majeure, confirmant un retour progressif à la normale.

Entre soulagement et vigilance

Dans les rues, les habitants restent partagés entre satisfaction et inquiétude. À Gadaye, Hamidou, rencontré près de l’église, prévient :

« Les familles de Grand-Yoff doivent s’attendre à d’autres pluies. Chaque année, c’est le même calvaire. Il faut une solution durable. »

Au marché, l’ambiance est contrastée. Si la boue colle aux étals et complique la vie des commerçants, certains clients désertent l’endroit par crainte de l’insalubrité. Un vendeur à la sauvette confie que ses ventes chutent en période d’inondations, les acheteurs préférant éviter les marchés boueux et malodorants.

Des lieux toujours insalubres

Le marché Bignona illustre les difficultés persistantes : ruelles impraticables, véhicules en panne, taxis garés à même la chaussée et gargotes envahies par la boue. « L’eau de pluie a rendu les lieux encore plus sales », observe Ibrahima, un automobiliste venu gonfler son pneu. Mais il salue l’engagement de la jeunesse :

« Les jeunes se sont mobilisés en masse pour évacuer les eaux. L’État aussi a joué un rôle avec son plan contre les inondations. »

L’action de l’Onas

De son côté, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) met en avant les efforts techniques réalisés à Grand-Yoff cette année. La capacité de pompage du bassin est passée de 2.700 m³/heure à 5.700 m³/heure, grâce à la mise en service de deux nouvelles pompes de 1.500 m³/heure chacune, ainsi qu’au curage des canaux, des bassins et de la zone de captage.

Selon l’Onas, ces dispositifs ont permis d’évacuer efficacement les eaux dès le 15 août au soir, évitant une stagnation prolongée.

Un défi toujours présent

Si les habitants se félicitent des progrès constatés, beaucoup redoutent encore de nouvelles inondations d’ici la fin de l’hivernage. « L’eau s’est bien infiltrée cette fois-ci, mais la saison est longue », souffle Fatoumata, habitante de l’ancienne mairie.

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