Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) monte au créneau contre le ministère de la Communication, suite à l’ouverture de la plateforme de déclaration des médias pour l’enregistrement des bénéficiaires du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP).

Dans un communiqué rendu public ce lundi, le CDEPS dénonce une décision unilatérale, prise sans concertation avec les acteurs concernés, et qui constitue selon lui une violation flagrante de la loi et des procédures en vigueur, notamment le décret n°2021-178 du 27 janvier 2021, fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement du FADP.
Le Conseil de gestion, organe délibérant prévu par le décret, n’a pas été convoqué pour définir les orientations et modalités de gestion du fonds. Selon Mamadou Ibra Kane et ses collègues :
« Le ministère a délibérément choisi de mettre en veilleuse cet organe central. »
Le CDEPS critique également la méthode retenue pour la répartition des fonds, qui se ferait désormais sur la base exclusive des projets déposés par les entreprises, sans prendre en compte les besoins urgents des maisons de presse privées, confrontées à des difficultés structurelles majeures.
Face à ces manquements répétés, le Conseil annonce son intention de saisir les instances compétentes et d’entreprendre toutes les actions légales nécessaires pour défendre les droits des entreprises de presse et garantir la transparence dans la gestion du FADP.
Cette nouvelle polémique ravive les tensions entre le ministère de la Communication et les acteurs du secteur médiatique, qui réclament depuis plusieurs années une gestion plus transparente et participative des fonds publics destinés à soutenir la presse sénégalaise.




