Le sommet du G20 2025, tenu en Afrique du Sud, est salué comme une victoire diplomatique majeure pour le pays hôte et pour le continent africain. La déclaration des dirigeants, adoptée sans objection à Johannesburg malgré l’absence des États-Unis, met en avant la solidarité, l’égalité et la durabilité, tout en renforçant la voix des pays du Sud dans les décisions économiques mondiales.

L’Afrique du Sud a réussi à inscrire dans le texte des priorités africaines, notamment la réforme de la dette : « Nous reconnaissons qu’un niveau d’endettement élevé est l’un des obstacles à une croissance inclusive dans de nombreuses économies en développement, limitant leur capacité à investir dans les infrastructures, la résilience aux catastrophes, la santé, l’éducation et d’autres besoins essentiels. » Les dirigeants s’engagent à soutenir les pays à faible et moyen revenu pour traiter ces vulnérabilités de manière efficace et systématique.
Le sommet a également réaffirmé la nécessité d’accroître le financement climatique, passant de quelques milliards à plusieurs milliers de milliards à l’échelle mondiale. Tous les flux financiers pertinents doivent être alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris, tout en augmentant le transfert de technologies, le renforcement des capacités et le financement pour les pays les plus vulnérables.
Malgré l’adoption de la déclaration, les États-Unis et l’Argentine ne la soutiennent pas formellement, tout en réaffirmant leur attachement à l’esprit de coopération du G20. L’Initiative des dirigeants africains pour l’allègement de la dette (ALDRI) a salué le leadership du président sud-africain Cyril Ramaphosa et a appelé à maintenir la réforme de la dette comme priorité mondiale en 2026 et au-delà.
Le sommet a aussi été l’occasion pour des dirigeants comme Lula da Silva, président du Brésil, de souligner le rôle du G20 dans la transition énergétique mondiale, et pour Keir Starmer, Premier ministre britannique, d’insister sur une approche partenariale avec les pays du Sud, favorisant l’investissement et l’accès à des financements durables.
Cette édition du G20 marque un tournant diplomatique et économique, plaçant les enjeux africains et climatiques au centre de l’agenda mondial et confirmant l’Afrique du Sud comme acteur stratégique sur la scène internationale.




