Papa Massata Diack, fils de feu Lamine Diack, ancien président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), revient ce lundi 8 décembre devant la cour d’appel de Paris, dans le cadre du dossier lié au scandale de dopage des athlètes russes. Cette nouvelle audience intervient après l’annulation partielle de sa précédente condamnation. Depuis le début de cette affaire, il clame son innocence et affirme n’avoir jamais pris part à un quelconque système de corruption.

Selon sa défense, le dossier serait entaché de nombreuses zones d’ombre, et les poursuites engagées contre lui relèveraient davantage d’un “procès politique” que d’une procédure fondée exclusivement sur le droit.
Rappel des faits judiciaires
En septembre 2020, Papa Massata Diack avait été condamné en première instance à cinq ans de prison ferme et à une amende d’un million d’euros (environ 656 millions de FCFA) pour corruption passive, corruption active, complicité de corruption et recel.
En 2023, la cour d’appel avait confirmé la peine de prison, tout en réduisant l’amende à 500 000 euros, soit environ 328 millions de FCFA.
Une décision que ses avocats contestent avec vigueur, soutenant que leur client n’exerçait à l’époque qu’un rôle de consultant marketing, sans implication directe ou indirecte dans les procédures disciplinaires liées aux cas de dopage.
Un nouveau procès très attendu
Initialement prévu le 3 septembre dernier, l’ouverture de ce nouveau procès avait été renvoyée au lundi 8 décembre, afin de permettre à la défense de mieux préparer ses arguments. Papa Massata Diack ne sera toujours pas présent à l’audience. Il sera une nouvelle fois représenté par ses avocats, en raison de la demande d’extradition formulée par la France, que le Sénégal a catégoriquement refusée.
Les autorités sénégalaises campent sur leur position de principe : le pays n’extradera jamais l’un de ses ressortissants.
Malgré cette absence physique, Papa Massata Diack se dit déterminé à poursuivre le combat judiciaire, avec l’objectif, selon ses proches, de rétablir sa réputation et d’obtenir une lecture plus équitable des faits.




