Le secteur des stations-service traverse actuellement une période de fortes tensions suite à la récente baisse des prix du gasoil et de l’essence, qui n’a pas été immédiatement appliquée dans plusieurs points de vente.

Une cinquantaine de gérants ont été convoqués par les autorités, tandis que certaines stations ont été placées sous scellés pour non-application des nouveaux tarifs. Ces mesures ont provoqué un mécontentement général au sein de la profession.
Les gérants dénoncent une décision qu’ils jugent « brutale » et rappellent que la modification des prix à la pompe dépend uniquement des fournisseurs, seuls habilités à intervenir sur les équipements. Selon eux, les équipes chargées des ajustements interviennent parfois avec retard, créant un décalage entre l’annonce officielle et l’affichage réel dans les stations.
Face à ce qu’ils considèrent comme une sanction injustifiée, plusieurs gérants évoquent la possibilité d’une grève nationale. Un arrêt coordonné du service pourrait, préviennent-ils, paralyser l’ensemble du système de distribution de carburant, si aucun dialogue n’est rapidement engagé avec les autorités.
La profession attend désormais une réaction officielle, afin d’éviter que cette tension ne se transforme en crise majeure dans le secteur pétrolier.




