Alors que la presse sénégalaise annonçait une décision imminente de la justice française, la procédure d’extradition visant l’homme d’affaires Doro Gaye connaît finalement un nouveau temps mort.

Dans son édition du 4 décembre, Libération indiquait que la Cour d’appel de Paris devait se prononcer, « sauf report », le 17 décembre sur la demande d’extradition introduite par les autorités judiciaires sénégalaises. Une échéance qui n’a cependant pas été respectée.
Selon Les Échos, aucune décision n’a été rendue à la date annoncée. À ce stade, les avocats de Doro Gaye affirment n’avoir reçu aucune notification officielle de la juridiction française concernant la fixation d’une nouvelle audience. Aucune convocation n’aurait, pour l’heure, été transmise à la défense.
Pour rappel, saisie du dossier, la justice française avait sollicité des compléments d’information auprès de l’État du Sénégal. Ces demandes portaient notamment sur les garanties liées au respect d’un procès équitable, ainsi que sur les conditions de prise en charge de l’état de santé du mis en cause en cas de détention. Un délai avait été fixé au 10 décembre pour la transmission de ces éléments.
D’après les informations disponibles, les autorités sénégalaises n’auraient pas attendu l’expiration de ce délai. Dès le 2 décembre, l’ensemble des pièces et assurances demandées aurait été transmis à la Cour d’appel de Paris.
Malgré cette diligence, la procédure demeure aujourd’hui suspendue à la fixation d’une nouvelle audience. En l’absence de calendrier judiciaire clairement établi, le sort de Doro Gaye reste en suspens, prolongeant l’incertitude autour de cette affaire à forts enjeux judiciaires et diplomatiques entre Dakar et Paris.




