Foncier à Dakar : les propriétaires du hangar pèlerin interpellent Diomaye Faye


Le collectif des détenteurs de titres du lotissement Hangar Pèlerin relance son appel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, face à une situation foncière qu’il qualifie de « critique et urgente ». Regroupant des Sénégalais résidant au pays et dans la diaspora, ces propriétaires réclament une solution rapide et équitable à un dossier qui dure depuis plusieurs mois.

Situé en face de l’ANACIM, dans l’enclave de l’ASECNA à Dakar, le lotissement Hangar Pèlerin a fait l’objet d’une annulation administrative en mars 2025. Une décision que les bénéficiaires contestent vigoureusement, estimant avoir acquis leurs parcelles de bonne foi, sur la base de titres régulièrement délivrés.

Selon le collectif, plusieurs familles sont lourdement endettées auprès des banques pour financer l’achat de ces terrains. Or, depuis l’annulation du lotissement, elles se retrouvent dans l’impossibilité d’exploiter leurs parcelles, tout en continuant à honorer des mensualités de prêts. Une situation qui, dénoncent-elles, aggrave leur précarité financière et expose certains ménages à des risques de défaut de paiement.

Face à cette impasse, les propriétaires formulent deux revendications principales :

  • la régularisation du lotissement sur le site initial,
  • ou, à défaut, un recasement juste, respectant scrupuleusement les superficies et les positions d’origine des parcelles attribuées.

Dès juin 2025, une lettre ouverte a été adressée au président de la République ainsi qu’au Premier ministre Ousmane Sonko, afin d’alerter les autorités sur l’urgence du dossier. Toutefois, selon le collectif, cette démarche est restée sans suite concrète.

À fin décembre 2025, aucune avancée significative n’a été enregistrée, alimentant la frustration et l’inquiétude des concernés. Le collectif n’exclut pas, si la situation perdure, de recourir à de nouvelles actions de protestation pour se faire entendre.

Au-delà du cas du Hangar Pèlerin, ce dossier relance le débat sur la sécurité foncière, la protection des acquéreurs de bonne foi et la nécessité d’une meilleure coordination entre les services de l’État, afin d’éviter que des citoyens ne se retrouvent pris au piège de décisions administratives aux lourdes conséquences sociales et économiques.

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