Interpellées début janvier à Diaksao, quinze personnes, parmi lesquelles des mineurs, comparaîtront ce vendredi pour une série d’infractions graves à l’issue d’une enquête menée par la gendarmerie.

Quinze individus arrêtés à Keur Massar et placés sous mandat de dépôt le 6 janvier 2026 seront jugés ce vendredi en procédure de flagrant délit. Parmi eux figurent des mineurs. Les prévenus sont poursuivis pour des chefs d’accusation lourds, notamment association de malfaiteurs, détournement et incitation de mineurs à la débauche, actes contre nature, détention d’armes blanches, violences volontaires, escroquerie, ainsi que l’exploitation illégale d’un appartement meublé.
Selon les éléments de l’enquête, les faits se sont déroulés dans un appartement loué à Diaksao, présenté comme un lieu de rendez-vous pour des « moments d’intimité ». La situation a dégénéré à la suite d’une commande de drogue de type MDMA, réglée par paiement électronique via Wave. À la livraison, la substance reçue se serait révélée être du bicarbonate, provoquant une violente altercation entre les occupants et des individus venus réclamer leur dû.
La bagarre a rapidement pris une tournure grave, plusieurs protagonistes étant armés de couteaux. Alertés par le voisinage, les gendarmes sont intervenus et ont procédé à l’interpellation de quinze personnes sur les lieux. Le livreur présumé, au cœur de la transaction contestée, a réussi à prendre la fuite et demeure recherché.
Les investigations menées par les forces de l’ordre ont permis de mettre au jour d’autres éléments à charge. Des images retrouvées sur un téléphone saisi font état de pratiques sexuelles répréhensibles au regard de la loi, impliquant notamment des mineurs, ce qui a conduit à l’élargissement des poursuites. L’enquête a également relevé la présence d’armes blanches et établi des faits d’escroquerie liés à l’organisation des rendez-vous dans l’appartement.
Par ailleurs, des manquements administratifs graves ont été constatés. Le propriétaire des lieux, ainsi qu’un pharmacien impliqué dans l’exploitation de l’appartement, sont soupçonnés d’avoir mis le logement en location sans les autorisations requises, en violation des règles encadrant les meublés et activités assimilées.
Placés sous mandat de dépôt, les quinze prévenus devront répondre de l’ensemble de ces accusations devant le tribunal compétent. L’audience, très attendue, devrait permettre d’éclairer les responsabilités individuelles et de déterminer les sanctions encourues, dans un dossier sensible mêlant violences, infractions sexuelles et criminalité organisée présumée.



