À 24 heures de la finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Maroc et le Sénégal, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, s’est exprimé face à la presse avec un message clair : apaiser les tensions et rappeler les liens fraternels profonds qui unissent les deux nations.

Alors que la ferveur monte à l’approche de ce choc continental, le technicien marocain a tenu à calmer certaines ardeurs chez les supporters, refusant toute idée de rivalité malsaine entre Rabat et Dakar.
Pour Walid Regragui, aucune opposition historique ou politique ne doit être associée à cette finale. L’enjeu est sportif, et il doit le rester, même si la quête du trophée impose une parenthèse le temps de 90 minutes – ou plus.
« La relation va rester fraternelle jusqu’au début du match. Rien ne pourra rompre les liens entre les Sénégalais et les Marocains. »
L’ancien international marocain insiste sur la nécessité de préserver l’amitié entre les deux peuples, quel que soit le verdict du terrain.
« S’ils gagnent, nous les féliciterons. Et si Dieu nous donne la victoire, je suis persuadé que les Sénégalais feront de même. »
Dans un moment plus personnel, Walid Regragui a également évoqué son attachement particulier au Sénégal, illustrant la proximité humaine entre les deux pays.
« J’ai une relation spéciale avec le Sénégal. J’avais des voisins sénégalais : ils habitaient au 3e étage et moi au 4e. On est frères et on le restera. »
Mais le sélectionneur marocain n’élude pas la réalité de la compétition.
« On est frères, mais il y a un match. Et les deux équipes veulent le gagner. »
Un message d’apaisement et de respect mutuel, à l’image de cette finale très attendue, qui opposera deux grandes nations du football africain dans un esprit que Walid Regragui souhaite exemplaire jusqu’au coup de sifflet final.



