L’enquête judiciaire visant l’animateur Pape Cheikh Diallo, le chanteur Djiby Dramé et leurs dix coprévenus prend une tournure plus complexe. Initialement poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et blanchiment de capitaux, les mis en cause voient désormais le dossier s’alourdir avec de nouveaux chefs d’inculpation liés à la drogue.

Selon des informations révélées par L’Observateur, le procureur de la République de Pikine/Guédiawaye a ajouté dans son réquisitoire introductif les infractions d’usage et de trafic de stupéfiants. Ce réquisitoire a été transmis au juge du premier cabinet du tribunal compétent, marquant une nouvelle étape dans la procédure judiciaire.
D’après le quotidien, cette évolution « change complètement la donne», notamment sur le plan de l’instruction. En matière criminelle, aucun délai de prescription n’est applicable, ce qui pourrait prolonger considérablement la durée de l’enquête et élargir le champ des investigations.
Toujours selon les mêmes sources, les premières conclusions des gendarmes de la brigade de recherches de Keur Massar, à l’origine des arrestations et du placement sous mandat de dépôt des prévenus, auraient mis en évidence des consommations de drogue lors de certaines rencontres privées, impliquant différentes substances, y compris des drogues dites dures.
Autre élément notable : l’enquête ne se limite plus aux personnes interpellées. Le parquet aurait demandé au juge d’étendre l’instruction contre X, afin d’identifier un présumé fournisseur de stupéfiants. Cette orientation ouvre la voie à de nouvelles auditions et à d’éventuelles interpellations supplémentaires.
Avec l’ajout de ces chefs d’accusation, l’affaire prend une dimension plus large, mêlant désormais criminalité financière, mœurs et stupéfiants, et pourrait connaître encore plusieurs rebondissements dans les semaines à venir.




