Ibrahima Sy rassure : aucune substance dangereuse dans Softcare


Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, a annoncé ce jeudi que l’enquête indépendante menée dans l’affaire Softcare n’a révélé aucune présence de substances dangereuses dans les matières premières utilisées par l’entreprise.

Face à la presse, le ministre a affirmé que les analyses scientifiques réalisées n’ont pas permis d’identifier un risque sanitaire avéré. « Les matières premières ne contiennent pas de substance dangereuse pour la santé. Le risque sanitaire n’a pas été identifié par des arguments tangibles », a-t-il déclaré, mettant ainsi fin à plusieurs mois de controverse.

Toutefois, le rapport souligne un manquement dans le système de gestion de la qualité de l’usine, notamment concernant la présence de matières périmées dans la zone de production. Selon le ministre, rien ne permet cependant d’affirmer que ces matières ont été effectivement utilisées dans le processus de fabrication.

L’enquête met également en évidence des incohérences dans les éléments ayant servi de base à l’alerte initiale. La fiche de stocks évoquait une utilisation de la matière première concernée jusqu’en septembre 2025, alors que la dernière sortie de stock officiellement enregistrée remonte à septembre 2024. « Les produits incriminés sur la fiche de stocks datent donc de septembre 2024 », a précisé Ibrahima Sy, estimant que cela confirme l’arrêt de leur fabrication au plus tard le 31 décembre 2024.

Un autre point d’ombre subsiste néanmoins : l’écart entre les quantités de matières détruites déclarées par l’entreprise (2 200 kg) et celles constatées lors de l’inspection (1 300 kg). Le ministre a insisté sur la nécessité de distinguer la simple présence de matières périmées du risque avéré de leur utilisation, estimant que cette nuance n’avait pas été respectée dans la décision initiale.

L’affaire avait éclaté début décembre après un courrier de l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) signalant la présence de matières premières périmées dans le circuit de fabrication de produits destinés aux bébés, aux enfants et aux femmes. L’agence avait demandé le retrait des produits Softcare du marché avant de revenir sur sa décision une semaine plus tard.

Une mission conjointe regroupant des experts des ministères de la Santé et du Commerce ainsi qu’un représentant de l’Assemblée nationale du Sénégal avait ensuite été mise en place pour conduire une enquête approfondie. Très médiatisée, l’affaire Softcare aura suscité une vive inquiétude au sein de l’opinion publique, avant les conclusions désormais rendues publiques par les autorités sanitaires.

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