L’annonce du gouvernement sénégalais de supprimer 19 structures parapubliques dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques suscite une vive inquiétude au sein de l’administration. Selon des informations rapportées par L’Observateur, cette réforme pourrait affecter directement plus de 920 agents, dont l’avenir professionnel reste pour l’instant incertain.

Coordonnateur du Collectif interministériel des agents de l’Administration, Omar Dramé reconnaît la nécessité pour l’État d’optimiser l’utilisation des ressources publiques. Toutefois, il déplore une décision prise sans concertation préalable avec les travailleurs concernés. « Les agents directement impactés auraient dû être associés à la réflexion », affirme-t-il, estimant que l’absence de dialogue nourrit « une forte psychose » au sein des effectifs des structures visées.
Les organisations syndicales redoutent désormais les conséquences sociales d’une telle mesure. Dans un contexte marqué par le flou autour des modalités de redéploiement, de reclassement ou d’éventuels départs négociés, Omar Dramé évoque le risque d’« un véritable drame social ». Il rappelle par ailleurs que certaines suppressions d’agences intervenues par le passé n’ont toujours pas été totalement réglées, laissant des travailleurs sans indemnités ni perspectives de réintégration.
Face à cette situation, le Collectif interministériel appelle les autorités à plus de transparence. Les syndicats exigent notamment que le gouvernement précise la liste des structures concernées et mette en place des garanties claires pour la protection des emplois. Pour eux, la rationalisation de l’appareil public ne doit pas se faire au détriment de la stabilité sociale des travailleurs.




