Le journaliste sportif sénégalais Aliou Goloko est monté au créneau après la décision controversée de la commission d’appel de la Confédération africaine de football d’annuler le trophée de la Coupe d’Afrique des nations initialement attribué au Sénégal, au profit du Maroc.

Invité de l’émission Objection sur Sud FM, il a exprimé une vive indignation, dénonçant une décision « incompréhensible, inefficace et inacceptable », qui, selon lui, ternit sérieusement l’image du football africain à l’échelle internationale.
Pour Aliou Goloko, cette affaire survient à un moment paradoxal, alors que la CAF affichait des signes encourageants de redressement. Il rappelle que l’instance continentale revenait de loin après des difficultés financières majeures. « Les comptes sont aujourd’hui au vert et la CAN a franchi un cap en termes de visibilité, de popularité et d’influence », a-t-il souligné.
Le journaliste estime que la Coupe d’Afrique des nations, notamment avec une organisation prévue au Maroc, était en passe de devenir un rendez-vous incontournable du sport mondial. « Ce tournoi devait être une véritable vitrine, capable de positionner la CAN comme le deuxième plus grand événement sportif au monde, juste derrière la Coupe du monde », a-t-il affirmé.
Cependant, cette dynamique positive se trouve, selon lui, brutalement interrompue par la décision de la commission d’appel, qu’il considère comme un recul pour la crédibilité de l’institution.
Malgré tout, Aliou Goloko garde espoir quant à une issue favorable pour le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport. Il appelle à une mobilisation stratégique et juridique de grande envergure : « Il faut défendre toutes nos chances, activer les réseaux en collaboration avec l’État du Sénégal et s’entourer d’avocats expérimentés, y compris à l’international, ayant déjà remporté des affaires similaires. »
Au-delà du cas sénégalais, il insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité et la crédibilité du football africain, aujourd’hui mises à rude épreuve.



