Le ton est résolument combatif du côté de la Fédération sénégalaise de football. En première ligne dans la riposte contre la décision de la Confédération africaine de football, son président Abdoulaye Fall a dénoncé, ce jeudi 26 mars, un « braquage administratif » et affirmé que le Sénégal « refuse la fatalité ».

Cette déclaration intervient au lendemain du recours officiellement introduit par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport, pour contester la décision ayant attribué le trophée de la CAN 2025 au Maroc.
Face à la presse, Abdoulaye Fall n’a pas mâché ses mots, qualifiant la situation de « braquage administratif le plus grossier et unique de l’histoire de nos sports ». Il a insisté sur la détermination de la FSF à défendre les intérêts du Sénégal, affirmant que le pays « ne ploie pas les genoux » et reste fidèle à ses principes.
Au-delà de l’aspect sportif, le président de la FSF souligne que le combat engagé dépasse désormais le cadre du terrain. Selon lui, la procédure vise à rétablir la vérité des faits, à faire reconnaître la validité « inaliénable » du titre remporté par le Sénégal et à démontrer ce qu’il considère comme une « forfaiture ».
Abdoulaye Fall a également évoqué la situation des supporters sénégalais détenus au Maroc, condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison à la suite d’incidents liés à la finale du 18 janvier. Il estime que leur sort fait partie intégrante de ce combat, dénonçant un « chantage diplomatique inacceptable ».
Malgré la tension, le dirigeant affiche sa confiance quant à l’issue de la bataille judiciaire. Il mise sur l’expertise du pool d’avocats mobilisé pour défendre le Sénégal, convaincu que le pays sortira vainqueur de ce qu’il qualifie de « croisade morale et juridique ».
Dans cette affaire, la FSF entend aller jusqu’au bout pour défendre non seulement un trophée, mais aussi l’intégrité du football africain.



