Crise dans l’éducation : le G7 rejette l’offre de l’État et maintient la pression


Le bras de fer entre le gouvernement sénégalais et les syndicats de l’enseignement se poursuit, sans avancée décisive. Réunis en plénière le mercredi 25 mars 2026 à Dakar, les membres du G7 ont décidé de ne pas valider la dernière proposition soumise par les autorités, optant plutôt pour une révision en profondeur du document.

La rencontre s’est tenue au siège du Syndicat des Inspectrices et Inspecteurs de l’Éducation nationale du Sénégal, où les syndicats les plus représentatifs du secteur ont passé au crible le projet de protocole d’accord transmis par le ministère de la Fonction publique. À l’issue des discussions, plusieurs amendements ont été introduits, traduisant les réserves des enseignants face à certaines dispositions jugées insuffisantes ou ambiguës.

Les responsables syndicaux articulent leurs exigences autour de trois points majeurs : la prise en compte intégrale du passif social, la fixation de délais précis pour l’exécution des engagements de l’État, ainsi que la clarification des passages du texte considérés comme équivoques. Le document amendé devrait être transmis prochainement au gouvernement pour examen.

Dans le même temps, le G7 appelle à l’organisation d’une réunion de suivi durant les vacances du second semestre. Les syndicats souhaitent que cette rencontre soit présidée par le Premier ministre, afin de faciliter des arbitrages de haut niveau et d’aboutir à des solutions définitives.

En amont, les organisations ont également évalué leur sixième plan d’actions. Elles se félicitent de la mobilisation enregistrée ces dernières semaines, notamment lors de la conférence de presse du 13 mars et du rassemblement des enseignants à Dakar-Plateau. Une dynamique qui, selon elles, témoigne de la détermination de la base.

Les procès-verbaux des assemblées générales font état d’une volonté de poursuivre la lutte si aucune avancée concrète n’est obtenue. Les syndicats dénoncent notamment « l’immobilisme » et une « stratégie du pourrissement » qu’ils imputent aux autorités.

Dans ce contexte de tensions persistantes, les négociations à venir s’annoncent déterminantes pour l’avenir du dialogue social dans le secteur de l’éducation au Sénégal.

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