Recours au TAS : Juan Branco critique le choix d’avocat de la FSF


Alors que la Fédération sénégalaise de football a officiellement saisi le Tribunal arbitral du sport pour contester la décision de la Confédération africaine de football sur la CAN 2025, une nouvelle polémique s’invite dans le dossier. L’avocat franco-espagnol Juan Branco a vivement réagi au choix de la défense sénégalaise.

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi, Juan Branco s’est dit surpris par la désignation de Pierre-Olivier Sur pour représenter les intérêts de la FSF devant le TAS. Il rappelle que cet avocat avait notamment défendu Macky Sall et Mame Mbaye Niang dans la procédure judiciaire ayant conduit à l’inéligibilité de Ousmane Sonko.

Une critique à forte portée politique

Pour Juan Branco, cette affaire dépasse largement le cadre sportif et juridique. Il qualifie la procédure ayant visé Ousmane Sonko d’« instrumentale » et de « frauduleuse », estimant qu’elle a été à l’origine d’une crise politique majeure au Sénégal. L’avocat évoque également un lourd bilan humain, faisant état de plus de soixante morts, ainsi que de nombreux blessés, arrestations et cas présumés de détentions arbitraires.

Une question de mémoire et de symbole

Au-delà de la critique juridique, Juan Branco inscrit sa prise de position sur un terrain moral et symbolique. Il interroge le choix de la FSF sous l’angle de la mémoire collective, estimant qu’il existe deux attitudes face aux victimes d’une crise : leur rendre justice ou, au contraire, porter atteinte à leur mémoire.

Dans cette logique, il considère que le recours à Me Pierre-Olivier Sur s’inscrit dans une démarche qu’il juge inappropriée au regard du contexte sénégalais.

Une polémique qui s’ajoute au contentieux sportif

Cette sortie médiatique intervient dans un climat déjà tendu autour du différend opposant le Sénégal aux instances du football africain. Alors que la procédure suit son cours devant le TAS, cette nouvelle controverse illustre l’ampleur prise par une affaire qui mêle désormais enjeux sportifs, juridiques et politiques.

La suite du dossier pourrait donc se jouer autant dans les prétoires que dans l’opinion publique.

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