JOJ Dakar 2026 : Le Media Tour révèle un chantier olympique en ordre de marche


24 heures après le satisfecit du CIO, le Comité d’organisation des JOJ (COJOJ) a ouvert ses portes aux médias pour une visite guidée des infrastructures phares.

Entre Diamniadio et Dakar, le public a pu constater l’avancée notable des préparatifs pour les quatrièmes Jeux Olympiques de la Jeunesse, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Sous un soleil de plomb, la délégation médiatique a suivi le rythme effréné d’un Media Tour qui a duré plus de six heures. Premier arrêt : le Centre équestre de Diamniadio, futur théâtre des épreuves de saut d’obstacles.

« Les travaux sont à 93 % et la livraison est prévue fin avril », indique Thierno Cissé, directeur adjoint des opérations du COJOJ.

Déjà testé lors du Jumping World Challenge final, le site pourra accueillir 24 cavaliers et 1 500 spectateurs répartis sur deux tribunes. L’aire logistique, les vestiaires et la voirie autour de la gendarmerie sont également prêts à accueillir les compétitions.Direction ensuite le stade Me Abdoulaye Wade, cœur symbolique des JOJ.

« C’est la première cérémonie d’ouverture des JOJ en Afrique, et la flamme sera allumée ici », souligne Cissé. Le site accueillera également les épreuves de tir à l’arc, confirmant son rôle central dans la compétition.À Dakar, le Media Tour a mis en lumière des installations déjà opérationnelles, comme le Dakar Arena, qui abritera le badminton et les phases finales de futsal, avant de passer au Complexe Tour de l’Œuf.

La piscine olympique, où cinq disciplines sont prévues, affiche un taux d’exécution de 90%, avec les bassins prêts et les travaux périphériques toujours en cours, illustrant la cadence intensive imposée par le COJOJ.Dernière étape : le Complexe Iba Mar Diop, véritable cœur sportif de Dakar. Avec un stade de 8 000 places pour l’athlétisme et le rugby à 7 et une aréna multifonctionnelle de 3 000 places pour le taekwondo et le futsal, le site combine héritage et accessibilité.

« C’est un site qui bénéficiera aux Dakarois et aux Sénégalais, mais aussi aux écoles et aux fédérations. (…) C’est important dans le programme des Jeux d’avoir choisi des sites qui sont vraiment situés au cœur de la ville et pas d’être allé construire peut-être des stades très grands en banlieue, etc. ou très loin de Dakar. Donc vraiment, c’était important d’avoir cette vision-là », souligne Cissé, insistant sur la vision urbaine et inclusive des JOJ.

Avant d’ajouter : « Aujourd’hui, c’est le premier événement de l’histoire du continent africain. Donc tous les Africains se sentent aussi représentés par Dakar, ce qui rajoute à la responsabilité qu’on a, nous, en tant que Sénégalais, aujourd’hui ».

Au fil de cette visite, le COJOJ a démontré non seulement l’avancée technique des chantiers, mais aussi l’ampleur de l’impact social et sportif de Dakar 2026. Chaque infrastructure est pensée pour durer, accueillir les jeunes et générer un héritage tangible pour le sport sénégalais. L’heure n’est plus aux promesses. Dakar se prépare à entrer dans l’histoire olympique du continent africain.

Lamine Mandiang Diédhiou

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