Grève des transports à Dakar : chaos et galère pour les usagers


Dakar s’est réveillée au ralenti ce lundi. La grève de 72 heures décrétée par les syndicats des transports routiers a brutalement désorganisé les déplacements, laissant des milliers d’usagers livrés à eux-mêmes dès les premières heures de la journée.

Dès les premières heures de la matinée, la situation était critique au niveau de Keur Massar. Une foule dense s’y est formée, les regards tournés vers la route, dans l’espoir d’apercevoir un hypothétique « Ndiaga Ndiaye ». Mais aucun véhicule à l’horizon. « 7 heures m’ont trouvé ici. Et je n’ai pas vu un seul car. On vient de m’apprendre que les transporteurs sont en grève », confie un usager visiblement désemparé.

Au fil des minutes, l’inquiétude s’installe. Certains tentent de prévenir leurs employeurs, à l’image de cet ouvrier au téléphone : « Je vais devoir trouver un autre moyen pour venir… Je serai certainement en retard ».

Paradoxalement, les grands axes de Dakar affichent une fluidité inhabituelle en ce début de semaine. L’absence des cars et minibus a considérablement allégé la circulation, mais au prix d’une paralysie quasi totale des déplacements pour une grande partie de la population.

La situation est tout aussi tendue au niveau du transport interurbain. À la gare des Beaux Maraîchers de Pikine, les véhicules sont à l’arrêt, moteurs éteints. Les « coxeurs », habituellement très actifs, se contentent d’annoncer sobrement : « Il n’y a pas de véhicule ».

Pour certains voyageurs, les conséquences sont lourdes. « Je dois assister à l’enterrement d’un proche et on me dit qu’il y a grève. Moi je ne suis pas au courant ; sinon j’allais prendre mes précautions », déplore une femme, visiblement bouleversée.

Face à cette paralysie, les usagers se rabattent sur les rares alternatives disponibles. Les bus de Dakar Dem Dikk et les lignes « Tata » sont rapidement saturés. Dans ce contexte, les « car rapide » et les Jakartas deviennent les seuls recours pour tenter de se déplacer.

Une première journée de grève qui donne le ton d’une semaine sous tension pour les usagers dakarois.

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