Grève des transports : l’Etat rassure malgré la paralysie partielle


La crise qui secoue le secteur des transports routiers au Sénégal entre dans une phase critique, mais les autorités se veulent rassurantes quant à la continuité du service public, notamment en milieu urbain.

Invité du journal de 13 heures de Radio Sénégal, le Directeur des Transports Routiers, Ababacar Fall, a apporté des éclairages sur le mouvement de grève en cours, marqué par une forte mobilisation syndicale. À l’origine de cette tension : deux préavis déposés respectivement par l’Union des routiers du Sénégal (URS), dirigée par Gora Khouma, et un collectif regroupant 14 syndicats du secteur.

Les revendications portent essentiellement sur la dénonciation d’une « concurrence déloyale » attribuée aux véhicules communément appelés « War-gaïndé », ainsi que sur les « tracasseries policières » que subiraient les transporteurs. Mais le point de crispation majeur reste l’opération de rappel des minicars engagée par l’État. Cette mesure, justifiée par des impératifs de sécurité après une série d’accidents survenus en début d’année, est perçue par les syndicats comme une contrainte supplémentaire.

Malgré plusieurs tentatives de dialogue, les discussions peinent à aboutir. Ababacar Fall a notamment regretté l’attitude de certains responsables syndicaux qui, selon lui, ont « boudé la rencontre » convoquée par le ministre des Transports terrestres, jeudi dernier, compromettant ainsi les efforts de médiation.

Face à cette situation, les autorités ont activé un plan d’urgence pour limiter les désagréments subis par les usagers. L’offre de transport public a été renforcée à travers les bus de Dakar Dem Dikk, le Train Express Régional (TER) et le Bus Rapid Transit (BRT).

S’agissant du réseau de l’Association de financement des transports urbains (AFTU), le Directeur a reconnu des perturbations en début de journée, évoquant des actes de « sabotage » survenus à l’aube. Toutefois, il a assuré qu’un retour progressif à la normale a été observé, avec « plus de 90 % du réseau opérationnel » au moment de son intervention.

La situation reste néanmoins préoccupante dans les régions, où le transport interurbain est fortement affecté. « Les gares routières régionales sont majoritairement fermées », a indiqué Ababacar Fall, expliquant cette paralysie par le rôle central des syndicats dans la gestion quotidienne de ces infrastructures.

En dépit de ces perturbations, les autorités insistent sur la résilience du réseau urbain, qui continue de fonctionner globalement, à l’exception de quelques lignes. Un message de réassurance adressé aux populations, dans un contexte où la mobilité reste un enjeu crucial du quotidien.

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