L’ampleur des violences basées sur le genre au Sénégal reste préoccupante. Dans son rapport 2025, l’Association des juristes sénégalaises (AJS) révèle des chiffres alarmants, présentés par la juriste consultante Betylokho Faye lors de son passage dans l’émission « Salimtoo » sur la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise.

Au total, 7.456 personnes ont été reçues par l’association en 2025. Parmi elles, 4.208 cas concernent des situations de violence, touchant majoritairement les femmes, avec 3.890 victimes, contre 318 hommes.
Les violences psychologiques arrivent en tête, avec 3.298 cas recensés. Elles se manifestent notamment par des propos dégradants, des insultes liées au physique ou encore des paroles blessantes. Les violences économiques suivent, avec 2.293 cas, souvent liées au défaut d’entretien ou au non-paiement de pensions alimentaires.
Les violences physiques ne sont pas en reste, avec 1.210 cas enregistrés. Quant aux violences sexuelles, elles demeurent particulièrement inquiétantes, avec 446 cas recensés, incluant des faits de viol, d’inceste, de mariages forcés, de mariages d’enfants, de pédophilie et de mutilations génitales féminines.
Le rapport fait également état de violences obstétricales, avec quatre cas signalés dans des structures de santé.
À travers ces données, l’Association des juristes sénégalaises tire la sonnette d’alarme et appelle à un renforcement des dispositifs de prévention, de protection et de prise en charge des victimes, face à un phénomène qui continue d’affecter profondément la société sénégalaise.




