Un nouveau développement vient relancer le feuilleton judiciaire opposant Ousmane Sonko à Mame Mbaye Niang. Selon Les Échos, la procédure de révision du procès est désormais entrée dans une phase technique cruciale, marquée par l’échange de mémoires entre les différentes parties.

Selon la même source, les avocats du Premier ministre ont déjà déposé leurs écritures, exposant les fondements juridiques de leur demande de révision. En face, le camp de l’ancien ministre s’active à finaliser sa réponse, étape cruciale qui permettra de cristalliser les arguments de chaque partie avant l’examen du dossier sur le fond.
Ce processus marque un moment clé de la procédure. Une fois les échanges clôturés, la Cour suprême du Sénégal devra se prononcer sur la recevabilité de la requête. Cette décision conditionnera la suite du dossier : soit l’ouverture d’un nouveau procès, soit la confirmation du caractère définitif du jugement initial.
Pour justifier leur demande, les conseils d’Ousmane Sonko invoquent l’existence d’un « fait nouveau ». Il s’agit notamment du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) portant sur le Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC), un document qu’ils estiment de nature à remettre en cause les bases du jugement.
De leur côté, les avocats de Mame Mbaye Niang rejettent catégoriquement cette argumentation. Ils soutiennent que l’affaire a été définitivement tranchée par la justice et considèrent la requête en révision comme infondée.
Dans ce bras de fer judiciaire à fort enjeu politique, la décision à venir de la Cour suprême est très attendue, tant pour ses implications juridiques que pour ses répercussions sur la scène politique nationale.



