Arbitrage Mondial 2026 : Le Sénégal hors-jeu


Le couperet est tombé ce jeudi. À la publication de la liste des arbitres retenus pour la Coupe du monde 2026 (11 juin – 19 juillet), la FIFA n’a accordé aucune place au Sénégal. Une absence lourde de sens pour un pays qui, sans dominer, s’était au moins invité dans le paysage lors des dernières éditions.

Issa Sy, numéro un national, ne sera pas du rendez-vous nord-américain. Une désillusion pour celui qui, ces dernières années, s’était imposé dans l’élite continentale. Mais entre concurrence accrue et souvenirs encore vifs de la polémique autour du Nigeria–Algérie à la CAN 2025, le Sénégalais n’a pas franchi le dernier palier malgré la confiance persistante de la Confédération africaine de football.

Cette absence marque un net recul. En 2022, à Doha, le Sénégal avait aligné un trio avec Maguette Ndiaye, Djibril Camara et El Hadj Malick Samba. Sans diriger de match, mais avec une présence symbolique du premier nommé comme arbitre de réserve lors de deux rencontres : Argentine – Arabie Saoudite et Brésil – Serbie. En 2026, plus rien. Pendant ce temps, l’Afrique sera représentée par sept arbitres centraux, dont Mustapha Ghorbal (Algérie), Abongile Tom (Afrique du Sud) ou encore Pierre Atcho (Gabon) mais également 6 arbitres assistants.

Autre absent notable, Jean-Jacques Ndala (RD Congo) paie sans doute le prix fort de la finale explosive de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Entre but refusé et penalty litigieux, son arbitrage avait déclenché une onde de choc durable. Malgré sa reconduction sur les compétitions africaines, la FIFA a tranché.

L’arbitrage sénégalais en question

Le Sénégal n’enchaînera pas un troisième Mondial avec un arbitre central retenu pour la messe du football. Une anomalie quand on se souvient du rayonnement de Malang Diedhiou en 2018. En Russie, il avait dirigé trois rencontres, dont un huitième de finale (Belgique – Japon), incarnant alors une référence africaine.

Aujourd’hui à la tête de la Commission centrale des arbitres, Diedhiou mesure l’ampleur du défi. Redonner du crédit, former une nouvelle génération et réinstaller le Sénégal dans le gotha mondial : le chantier est immense. Car avec 52 arbitres centraux, 88 assistants et 30 spécialistes VAR retenus, la concurrence n’a jamais été aussi dense.

Plus qu’un simple oubli, cette absence sonne comme un avertissement.

Lamine Mandiang DIEDHIOU

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