Le deuxième Sommet africain sur le climat (ACS2), tenu à Addis-Abeba, s’est achevé sur des annonces majeures pour l’industrialisation verte du continent. Deux initiatives clés ont été lancées : le Pacte africain pour l’innovation climatique (ACIC) et le Fonds africain pour le climat (ACF), mobilisant 50 milliards de dollars pour financer des solutions climatiques locales. Parallèlement, les institutions financières africaines et de développement (IFD) ont engagé 100 milliards de dollars pour soutenir les plans d’industrialisation verte, renforçant la mobilisation des ressources financières nationales en faveur des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’eau, des transports et de la résilience.

Dans la Déclaration finale d’Addis-Abeba, les dirigeants africains ont fixé les priorités pour la COP30 au Brésil, insistant sur l’urgence d’un financement climatique de qualité pour les pays en développement et la nécessité d’un nouvel objectif mondial d’adaptation. Selon les estimations, l’Afrique aura besoin de 579 milliards de dollars pour l’adaptation d’ici 2030.
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a souligné : « D’ici 2030, le Pacte africain pour l’innovation climatique vise à fournir 1 000 solutions africaines pour relever les défis climatiques. » Il a également présenté la candidature de l’Éthiopie pour accueillir la COP32 en 2027.
S.E. Wamkele Mene, secrétaire général du secrétariat de la ZLECA, a ajouté : « En mobilisant d’abord les capitaux africains, nous montrons au monde que nous sommes des partenaires d’investissement. L’Afrique n’attend pas et façonne son avenir vert. »
Les participants, dont Amb Ali Mohamed du Kenya et Selwin Charles Hart, ont insisté sur le rôle de l’Afrique comme moteur de solutions climatiques innovantes et durables. Kate Hampton, directrice générale de la CIFF, a rappelé l’importance de passer des négociations à des partenariats économiques concrets, impliquant tous les acteurs du continent pour maximiser la croissance verte et la création d’emplois.
Le Sommet africain sur le climat démontre ainsi la volonté du continent de prendre le leadership sur la transition énergétique et l’industrialisation verte, en combinant innovation locale, financement massif et coopération régionale.




