Le Ousmane Sonko a dressé le bilan des campagnes agricoles 2024-2025 et 2025-2026, marquées par un effort budgétaire sans précédent de l’État. Au total, 250 milliards FCFA ont été injectés sous forme de subventions (120 milliards pour la première campagne et 130 milliards pour la seconde) dans un contexte agroclimatique globalement favorable et de réformes structurelles engagées dans la gestion des intrants, la digitalisation et la gouvernance des filières.

Selon le chef du Gouvernement, les résultats restent globalement satisfaisants, avec une progression notable des principales productions agricoles, malgré des difficultés persistantes liées à l’organisation des marchés et aux capacités logistiques. Cette dynamique s’inscrit dans une volonté affirmée de transformation durable du secteur primaire.
Dans cette perspective, le Premier ministre a annoncé la finalisation prochaine d’un document stratégique conforme à la loi d’orientation agrosylvopastorale. Ce référentiel encadrera la nouvelle politique agricole, alignée sur l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, feuille de route du développement économique et social à long terme du pays.
Il a également révélé qu’une note d’orientation sur les réformes destinées à accélérer la transformation des systèmes agroalimentaires a été initiée par le ministère en charge de l’Agriculture. Dans ce cadre, il a instruit le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en concertation avec les ministres de l’Industrie et du Commerce, de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que des Finances et du Budget, de finaliser et de soumettre la nouvelle politique agricole et agro-industrielle au plus tard le 30 avril 2026. Celle-ci devra être axée sur la modernisation, le développement durable et la souveraineté alimentaire.
Le Premier ministre a par ailleurs tiré la sonnette d’alarme sur les pertes post-récoltes, estimées entre 30 et 40 %, notamment dans les filières oignon et pomme de terre. Ces pertes, dues principalement au déficit d’infrastructures de stockage et aux difficultés de commercialisation, constituent un frein majeur à la rentabilité des exploitations.
Face à cette situation, il a demandé l’élaboration urgente d’une stratégie nationale de stockage à déployer dans les huit pôles territoriaux. L’objectif est clair : renforcer les capacités de conservation, réduire les pertes, stabiliser les marchés et améliorer la valorisation des productions agricoles au bénéfice des producteurs et de l’économie nationale.



