L’Assemblée nationale a ouvert, ce lundi matin, sa première session extraordinaire de l’année 2025 sous la présidence d’El Malick Ndiaye. Devant au moins 99 députés, le président de l’institution a donné le coup d’envoi de travaux parlementaires placés sous le signe de la gouvernance et de la transparence.

Convoquée par décret présidentiel en date du 31 juillet, cette session extraordinaire respecte les dispositions constitutionnelles et réglementaires, assurant ainsi la validité des délibérations. Quatre textes majeurs, au cœur des attentes de l’opinion publique, figurent à l’ordre du jour :
- La création de l’Office national de lutte contre la corruption (Projet de loi n° 12.20.25)
- Le statut et la protection des lanceurs d’alerte (Projet de loi n° 13.20.25)
- L’accès à l’information (Projet de loi n° 14.20.25)
- La déclaration de patrimoine (Projet de loi n° 15.20.25)
Parmi eux, le projet de loi sur la protection des lanceurs d’alerte retient particulièrement l’attention. Ce texte, réclamé depuis plusieurs années par les organisations de la société civile, prévoit des canaux sécurisés de signalement au sein des administrations et entreprises, la possibilité de divulgation publique en cas d’inaction des autorités, ainsi qu’un cadre juridique protecteur pour ceux qui révèlent des informations d’intérêt général.
Pour les acteurs de la gouvernance, l’adoption de cette loi constituerait une avancée décisive dans la lutte contre la corruption au Sénégal, en renforçant le contrôle citoyen et en consolidant la confiance dans les institutions.
Les débats, ouverts ce lundi, se poursuivront en séance plénière. Les votes sont attendus dans les prochains jours, marquant une étape déterminante dans la mise en place d’outils modernes de transparence et de redevabilité.



