Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, a vigoureusement défendu ce week-end devant l’Assemblée nationale le budget alloué à son département. Face aux interpellations répétées des députés, il a mis en avant une réforme majeure : la digitalisation complète du système de gestion et de paiement des bourses, présentée comme un levier essentiel pour renforcer la transparence et améliorer le suivi des obligations étudiantes.

Lors de son passage en séance plénière, le ministre a été longuement interrogé sur plusieurs dossiers sensibles, dont le recrutement des enseignants, le financement de la recherche ou encore la stabilité du climat universitaire. Si les parlementaires ont salué les efforts consentis pour apaiser l’espace académique, certains ont néanmoins exprimé leurs inquiétudes quant à la baisse des crédits dans certains segments du budget.
La question des bourses a particulièrement retenu l’attention, portée notamment par les députés Abdou Mbow, Fatou Diop Cissé, Ndeye Marie Sané, Ibrahima Mbengue, Amadou Diallo et Mbaye Dionne, qui ont exigé des clarifications sur les critères, les retards et les mécanismes de contrôle.
Répondant à ces préoccupations, le Pr Daouda Ngom a annoncé que l’enveloppe globale destinée aux bourses s’élève à 98 milliards de FCFA, dont 90 milliards pour les allocations nationales et 8 milliards pour celles destinées aux étudiants à l’étranger. Il a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur les procédures actuelles.
« Il urge de mener une réflexion approfondie sur la gestion du paiement des bourses, aussi bien sur le plan national qu’à l’étranger, en procédant à la digitalisation complète de tout le système entre les universités et la Direction des bourses », a souligné le ministre, estimant que cette modernisation permettra de renforcer la transparence, d’éviter les doublons et de faciliter les suspensions en cas de non-respect des obligations universitaires.
Cette réforme, présentée comme structurante, devrait selon lui contribuer à une gouvernance plus rigoureuse et plus équitable des aides financières accordées aux étudiants.




