Au Brésil, les autorités montent au créneau face à une dérive inquiétante sur les réseaux sociaux. La police fédérale a demandé à TikTok de lui transmettre des informations sur les utilisateurs impliqués dans la tendance « Treinando caso ela diga não » (« Je m’entraîne au cas où elle dirait non »), accusée d’encourager des comportements violents envers les femmes, selon des médias locaux.

Cette trend, largement diffusée sur la plateforme, mettait en scène des hommes simulant des réactions agressives à un refus amoureux. Certaines vidéos allaient jusqu’à représenter des coups de poing, des attaques au couteau ou même des tirs, visant des femmes fictives ou des mannequins. Un contenu jugé particulièrement préoccupant par les autorités, dans un contexte de recrudescence des violences basées sur le genre.
L’affaire a pris une tournure dramatique après une agression survenue en février 2026. Une jeune femme de 20 ans, qui avait repoussé les avances d’un homme, a été poignardée à plusieurs reprises à son domicile. Plongée dans un coma artificiel, elle a dû subir plusieurs interventions chirurgicales avant de se rétablir. Selon sa famille, l’agresseur consommait régulièrement ce type de contenu en ligne.
D’après les premières investigations, une grande partie des vidéos incriminées remonterait à 2024 et 2025, mais aurait récemment refait surface, amplifiant leur diffusion. Depuis, TikTok a procédé à leur suppression.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà alarmant : le Brésil a enregistré un nombre record de féminicides en 2025, avec 1 470 femmes tuées selon le ministère de la Justice et de la Sécurité publique. Une situation qui relance le débat sur la responsabilité des plateformes numériques dans la propagation de contenus violents et sexistes.



