Depuis l’accession au pouvoir du Ousmane Sonko et de son parti, le Parti Patriote Africain du Sénégal pour le Travail, l’Éthique et la Fraternité (PASTEF), la question du financement interne du mouvement refait surface. Selon le quotidien Les Échos, les responsables et cadres du parti occupant des fonctions publiques sont tenus de reverser 10 % de leurs salaires pour soutenir les activités politiques et organisationnelles du parti.

Cependant, dans la pratique, le recouvrement de ces contributions connaît des difficultés. Plusieurs responsables accusent des retards de paiement, ce qui a poussé la direction du parti à rappeler la règle.
La question a été abordée lors d’une session ordinaire du Pastef tenue le dimanche 15 mars, convoquée par le Premier ministre Ousmane Sonko. Au cours de cette rencontre interne, un message clair a été adressé aux responsables concernés. « Il a été demandé à ceux qui ont des arriérés de se mettre à jour », rapporte le journal Les Échos.
Cette contribution concerne plusieurs catégories de responsables issus du parti et occupant des postes dans l’appareil d’État ou dans les collectivités territoriales. Il s’agit notamment des ministres, députés, directeurs généraux, maires ainsi que des présidents de conseils d’administration.
Cette règle de cotisation, souvent présentée comme un mécanisme d’autofinancement et de discipline militante, vise à renforcer l’autonomie financière du parti au pouvoir. Toutefois, les difficultés de recouvrement observées ces derniers mois montrent que son application reste un défi, même au sein des responsables bénéficiant de responsabilités publiques.



