La lutte sénégalaise perd l’une de ses grandes figures. Mohamed Ndiaye, plus connu sous le nom de Robert Diouf, est décédé ce vendredi des suites d’une longue maladie. Né le 3 février 1942, il restera dans les mémoires comme l’un des pionniers ayant porté haut les couleurs du Sénégal sur la scène internationale.

Au sommet de sa carrière, Robert Diouf s’est illustré dans les compétitions continentales, remportant la médaille d’or en lutte libre aux Championnats d’Afrique de 1969, avant de décrocher l’argent en lutte gréco-romaine en 1971. Il a également représenté le Sénégal aux Jeux olympiques de Munich en 1972, puis à ceux de Montréal en 1976, en lutte libre et en gréco-romaine.
Converti à l’islam en 1977, il adopte le prénom Mohamed Ndiaye, sans jamais renier l’image de sportif exemplaire qui lui valait admiration et respect. Entraîneur généreux et pédagogue, il a accompagné de nombreux champions, notamment Manga 2, futur Roi des arènes, et a fait partie du staff technique de Yékini, l’un des plus grands noms de la lutte moderne.
Hors des arènes, Robert Diouf a également servi comme entraîneur de self-défense et de judo au sein de la police nationale, transmettant sa rigueur et sa discipline à plusieurs générations. Sa disparition laisse un vide immense dans le monde du sport sénégalais, où il est unanimement salué comme une légende.




