Moins de vingt-quatre heures après l’annonce du décès de l’actrice sénégalaise Halima Gadji, le ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme (MCAT) a rendu un hommage solennel à « une femme engagée, passionnée et profondément attachée aux valeurs humaines et culturelles de son pays », dans un communiqué officiel.

Dans ce message, le département dirigé par Amadou Ba dit mesurer « l’immensité de la perte pour la Nation sénégalaise » et salue la trajectoire d’une comédienne qui « s’est imposée comme une figure majeure de l’audiovisuel africain », grâce à « la justesse de son jeu, la force de ses interprétations et un professionnalisme unanimement reconnu ».
Révélée au grand public à travers des rôles devenus emblématiques dans les séries et productions télévisées, Halima Gadji, selon le ministère, a contribué à faire de l’audiovisuel « un véritable espace de réflexion, de dialogue et de partage », au service des valeurs sociales et culturelles.
L’actrice est décédée en France, dans la nuit du 26 janvier, à l’âge de 36 ans, dans des circonstances qui n’ont pas encore été officiellement élucidées. Dans plusieurs témoignages passés, Halima Gadji avait confié souffrir de dépression « depuis son enfance », un aspect de sa vie qui suscite aujourd’hui une vive émotion et relance le débat sur la santé mentale dans les milieux artistiques.
L’annonce de sa disparition a provoqué une onde de choc au Sénégal et bien au-delà, suscitant une pluie d’hommages de la part de responsables politiques, d’acteurs culturels, de collègues et de milliers d’anonymes à travers le monde.
À travers son communiqué, le MCAT a présenté ses condoléances à la famille de l’actrice, à la communauté artistique et au peuple sénégalais, tout en appelant à préserver et valoriser l’héritage d’une femme qui aura marqué durablement l’histoire de l’audiovisuel national et africain.




