Un nouveau drame lié à l’émigration irrégulière a frappé la Petite-Côte, plongeant plusieurs familles dans le deuil. Une pirogue transportant près de 200 personnes a chaviré dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 décembre 2025, aux environs de 4 heures du matin, au large de Joal, faisant au moins douze (12) morts.

Selon les premières informations recueillies sur place, douze corps sans vie ont été retrouvés sur la berge après l’échouement de l’embarcation. Les victimes seraient originaires du village de Diameguène, situé dans les îles du Saloum, une zone régulièrement touchée par les départs clandestins vers l’Europe.
Les dépouilles ont été acheminées à la morgue de Joal pour les besoins de l’identification et les constats d’usage, en présence des autorités compétentes. Des familles endeuillées ont commencé à affluer sur place, dans l’attente de nouvelles informations officielles.
Les survivants pris en charge par les autorités
Les passagers ayant survécu au chavirement ont été secourus par les services de sécurité. Ils ont ensuite été conduits à la brigade de gendarmerie de Joal pour être entendus dans le cadre de l’enquête ouverte afin de déterminer les circonstances exactes du drame.
À ce stade, les causes du chavirement restent inconnues. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si la surcharge de la pirogue, les conditions météorologiques ou une défaillance technique pourraient être à l’origine de l’accident.
Un phénomène toujours meurtrier
Ce nouveau naufrage relance le débat sur la persistance de l’émigration irrégulière au Sénégal, malgré les campagnes de sensibilisation et les risques mortels encourus en mer. La Petite-Côte, comme d’autres zones littorales, demeure un point de départ majeur de ces traversées clandestines, souvent organisées dans des conditions précaires.
Une enquête est en cours pour faire toute la lumière sur ce drame et établir les responsabilités.




