À quelques jours de l’élection à la présidence de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), l’attention se focalise sur la composition du collège électoral et les règles de désignation du futur patron du football sénégalais. Pas moins de 517 voix seront exprimées par l’ensemble des composantes du football national, des clubs professionnels aux structures communautaires.

Les clubs amateurs disposeront d’un poids décisif dans le scrutin, cumulant à eux seuls 399 voix, soit plus des trois quarts du total. À titre de comparaison, les clubs de Ligue 1 n’en comptent que 48 (16 clubs x 3 voix), tandis que ceux de Ligue 2 disposent de 32 voix (16 clubs x 2 voix). Les 14 ligues régionales apportent 28 voix (2 représentants par ligue) et les groupements affinitaires, dont l’ONCAV et huit autres organisations, totalisent 10 voix.
Selon les statuts de la FSF, pour être élu dès le premier tour, un candidat devra obtenir les deux tiers des suffrages exprimés, soit 345 voix sur 517. Un seuil élevé qui pourrait rendre indispensable un second tour si aucun candidat ne parvient à rallier une majorité aussi large.
Ce mode de scrutin traduit la volonté de la FSF de représenter toutes les strates du football sénégalais, du haut niveau jusqu’au football populaire, dans la gouvernance de l’instance. Les clubs amateurs, largement majoritaires, seront donc les grands arbitres de cette élection capitale pour l’avenir du football national.




