L’affaire impliquant l’ancien ministre Moussa Bocar Thiam franchit une nouvelle étape judiciaire. Selon des informations exclusives de nos confrères de Seneweb, la commission d’instruction de la Haute Cour de justice du Sénégal, dirigée par son président Abdoulaye Ba, a fixé au 25 mars 2026 la date de sa première comparution.

Le mandat de comparution a été transmis à la Division des investigations criminelles (DIC). L’ancien ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique devrait ainsi être convoqué dans les prochains jours dans les locaux de la DIC afin de recevoir officiellement sa convocation.
Cette procédure fait suite à la résolution adoptée par Assemblée nationale du Sénégal le 27 février 2026, portant mise en accusation de Moussa Bocar Thiam pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.
Une concession au cœur du dossier
Les faits reprochés à l’ex-ministre concernent la concession d’exploitation du Sénégal Connect Park, attribuée en mars 2024 à la société Ewan Assets pour une durée de 20 ans, contre une redevance de 15 millions d’euros.
Selon les éléments de l’enquête, un tiers de cette somme, soit 5 millions d’euros, versé sur le compte de Sénégal Connect, aurait servi à financer des travaux confiés aux sociétés Romou SASU et Sortracorp SAS, dans la perspective d’une visite présidentielle.
Cependant, les investigations ont mis en évidence plusieurs irrégularités, notamment l’absence d’une plateforme facturée à 901 355 000 francs CFA. Les enquêteurs évoquent ainsi des indices de détournement de deniers publics portant sur un montant global de 1 476 482 766 francs CFA.
Les risques en cas de non-comparution
Aux dernières informations, Moussa Bocar Thiam se trouverait actuellement hors du territoire national. En cas de non-comparution à la date fixée, la commission d’instruction pourrait délivrer un mandat d’amener, voire un mandat d’arrêt, conformément aux dispositions des articles 111 et suivants du Code de procédure pénale.



