L’irruption d’influenceurs dans l’environnement des Lions du Sénégal suscite des interrogations sur la rigueur managériale. Interrogé sur la RTS, le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Saydou Sow, a reconnu cette « nouvelle donne » tout en se voulant rassurant.

Alors que l’introduction d’un influenceur par l’ancien international Khalilou Fadiga lors du stage de Londres avait alerté les observateurs, le SG de la FSF relativise : « Je n’ai vu aucun impact de leur présence ni à Londres ni en Turquie ». Pour lui, les difficultés organisationnelles ne datent pas de l’ère des réseaux sociaux, évoquant des problèmes logistiques passés en Irlande où « certains joueurs avaient voyagé en économie ».
Face à cette évolution, M. Sow plaide pour une adaptation structurelle : « Il faut une organisation, à l’instar des pays développés, pour que chacun connaisse ses droits ». Il martèle la priorité absolue : « L’intérêt du Sénégal doit être préservé face aux intérêts crypto-personnels ».
La Fédération annonce des concertations élargies avec le staff, les joueurs, l’Association nationale de la presse sportive (ANPS) et les influenceurs eux-mêmes. « Si on veut gagner la CAN, il y aura inéluctablement des sacrifices », prévient le secrétaire général, signifiant que des restrictions pourraient être imposées.
Alors que la CAN 2025 approche, la FSF tente donc de naviguer entre ouverture aux nouvelles réalités médiatiques et préservation de l’environnement compétitif des Lions, promettant un « système organisationnel accepté par tous » pour éviter tout dérapage.




