JOJ Dakar 2026 : le CIO valide une montée en puissance maîtrisée


À un peu plus de 200 jours des Jeux Olympiques de la Jeunesse, la commission de coordination du Comité international olympique a bouclé à Dakar une huitième visite jugée « décisive ». Entre avancées structurelles, mobilisation populaire et derniers ajustements, le projet sénégalais bascule officiellement dans sa phase d’exécution.

Le compte à rebours s’accélère et, cette fois, il ne s’agit plus de promesses mais de livraisons. Réunie les 25 et 26 mars à Dakar, la commission de coordination du Comité international olympique (CIO) a acté l’entrée des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026 dans leur phase finale. Une étape charnière où l’enjeu n’est plus de planifier, mais de concrétiser.

Sur le terrain, les signaux sont au vert. Les membres de la commission ont constaté « des progrès significatifs » dans l’ensemble des secteurs : infrastructures, logistique, planification sportive. Des sites clés, comme le complexe du Tour de l’Œuf ou celui d’Iba Mar Diop, approchent de leur livraison, attendue dès avril. Une dynamique qui conforte la trajectoire du comité d’organisation, désormais tourné vers l’opérationnel.

« Ce que nous voyons à Dakar, c’est un projet passé de la vision à la réalité », a résumé Humphrey Kayange, président de la commission de coordination. Un satisfecit mesuré mais clair, à l’image d’un CIO attentif à la capacité du Sénégal à tenir les délais dans une dernière ligne droite toujours sensible.

« Nous abordons désormais la dernière ligne droite avec confiance et détermination »

Un constat général qui satisfait également Mamadou Diagna Ndiaye, président du COJOJ 2026.

« La huitième rencontre de la commission de coordination du CIO a permis de constater les progrès remarquables dans la préparation des JOJ de Dakar 2026. Au-delà de la montée en puissance du projet, elle consacre l’entrée dans une phase de pleine maturité dans la préparation et la livraison des Jeux. Nous abordons désormais la dernière ligne droite avec confiance et détermination. Tout est désormais en place pour aborder les prochains jalons avec sérénité et faire des JOJ de Dakar 2026 un succès exemplaire et durable », a-t-il indiqué.

Car au-delà des infrastructures, c’est toute la mécanique des Jeux qui se met en place. Les calendriers des compétitions sont arrêtés en lien avec les fédérations internationales, tandis que la billetterie s’apprête à être lancée. Prochaine étape majeure : le séminaire des chefs de mission, prévu les 9 et 10 avril, qui réunira à Dakar les représentants des comités nationaux olympiques.

En coulisses, la machine humaine monte également en régime. Près de 450 collaborateurs sont déjà mobilisés, avec des effectifs appelés à croître. Le programme de volontariat, « Jambaar26 », illustre cet engouement : plus de 14 000 candidatures issues de 115 pays pour 6 000 postes. Un indicateur fort de l’attractivité d’un événement appelé à dépasser les frontières sénégalaises.
Mais l’ADN de Dakar 2026 reste ailleurs : dans sa promesse sociale.

À travers l’initiative « Jeunesse en Jeux », jusqu’à 300 000 jeunes sont attendus pour vivre les Jeux de l’intérieur, entre activités sportives, culturelles et éducatives. Une ambition assumée, dans la continuité d’actions ayant déjà touché près d’un demi-million de jeunes à travers le pays.

Symbole de cette dimension populaire, le relais de la flamme olympique s’annonce comme l’un des temps forts. Allumée le 10 septembre 2026 à Athènes, elle traversera les 14 régions du Sénégal avant son arrivée à Dakar, prolongeant l’événement bien au-delà des sites de compétition. Pour donner plus de clameur à ces Jeux, « le Chef de l’État a fait des JOJ, les parrains de la fête de l’Indépendance ».

Sur le plan organisationnel, le COJOJ a rassuré. Transport, sécurité, communication : chaque secteur affine ses dispositifs. Un poste de coordination opérationnelle sera installé à l’aéroport, tandis que la stratégie de mobilité reposera sur un système de navettes pour fluidifier les déplacements sans paralyser la capitale. Les autorités, elles, promettent un encadrement sécuritaire « à la hauteur des standards internationaux ».

Reste désormais l’épreuve du réel. Si les fondations sont solides, les prochains mois seront décisifs pour transformer l’essai. Pour Dakar, l’enjeu dépasse la réussite d’un événement. Il s’agit de réussir une première historique pour le continent africain. Et, à mesure que le calendrier se rapproche, une certitude s’impose : le temps des intentions est terminé. Place à l’exécution.

Lamine Mandiang Diédhiou

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