« Le tumulte des âmes nées dans la servitude du gain ne saurait éteindre la clarté d’un destin forgé dans l’honneur. »

Depuis que le Premier Ministre, tel un messager des temps nouveaux, a foulé le sol de la Chine lointaine, ramenant dans ses bagages les promesses d’une ère nouvelle pour notre patrie exsangue, un vent mauvais s’élève. Ce vent n’a ni l’odeur de la vérité, ni le souffle du bien commun. Il charrie le poison subtil des anciens maîtres déchus, frustrés de la perte de leurs privilèges honteux, de leurs prébendes arrachées au peuple, et de leur emprise séculaire sur les leviers d’un pouvoir devenu stérile.
Ils s’acharnent. Non point à bâtir. Mais à salir.
Ils conspirent. Non pour le redressement du pays, mais pour le naufrage de l’espoir.
Et leurs bras armés sont ces plumes vénales, ces voix usées d’une presse captive, ces figures en apparence civiles, mais en vérité complices des ruines passées. On dit souvent que
« Quand les chiens de l’orgueil aboient autour des palais du peuple, que ceux qui gouvernent restent comme des statues de justice, muettes aux injures, fermes dans l’acte. »
À vous, dirigeants d’un pouvoir nouveau, nés de la volonté du peuple et de l’éveil des consciences : restez fermes comme le roc face aux vagues de la haine.
N’écoutez point les chants des sirènes déchues qui veulent vous distraire de l’essentiel.
Ne répondez pas au bruit : œuvrez dans le silence du travail, car le peuple voit.
Les anciens « saigneurs » de ce pays n’aspirent qu’à une chose : voir échouer ce qui les a renversés. Ils ne rêvent ni d’un Sénégal prospère, ni d’une république juste. Ils ne rêvent que du retour du désordre où ils étaient rois.
« Celui qui connaît le poids des dettes laissées par l’histoire doit marcher non dans l’amertume, mais avec la résolution calme du juste. »
Le pays est à genoux, oui. Mais il respire encore.
Il est endetté, oui. Mais il n’est point ruiné, tant que demeure la foi.
Ce qui fut saccagé en dix années ne se reconstruit point en cent jours.
Aussi, avancez. Ne vous détournez pas. Chaque distraction, chaque polémique fabriquée, chaque piège médiatique est une embuscade dressée pour vous ralentir.Marc Aurèle ( ou Sénéque, je ne sais plus) disait à son fils :
« Garde-toi de haïr ceux qui te haïssent. Garde-toi de mépriser ceux qui te calomnient. Mais garde-toi surtout de leur ressembler.
Le peuple ne demande pas la vengeance. Il demande la vérité et la justice.
Le peuple ne réclame pas le tumulte. Il veut la paix, mais une paix enracinée dans la vérité et dignité retrouvée.
Alors soyez justes, mais soyez fermes. Soyez patients, mais implacables contre la corruption.
Qu’aucune main souillée ne retrouve la clef de la République.
Qu’aucune bouche vénale ne dicte le rythme du progrès.
Qu’aucune coalition d’aigris ne détourne le fleuve de la renaissance.
Enfin, souvenez-vous que la plus grande force d’un pouvoir n’est ni son verbe, ni son armée, ni sa police mais sa constance dans le bien, et sa fidélité à la promesse faite au peuple.
Et si le doute vous assaille, lisez les visages dans les rues, écoutez les silences dans les foyers. Là se trouve la légitimité la plus haute.
« Ce n’est pas le bruit du monde qui fait tomber les empires, c’est l’abandon de la justice par ceux qui les gouvernent. »
Tenez bon. Redressez la patrie. Ignorez le vacarme. Marchez. Dieu est avec les justes !
ABS



