LSFP : Babacar Ndiaye et Abdoulaye Sow à la conquête de la présidence

Le stade Léopold Sédar Senghor accueille ce mardi un scrutin décisif pour l’avenir du football professionnel sénégalais. À huis clos, les représentants des clubs de Ligue 1 et Ligue 2 sont réunis pour élire le nouveau président de la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP). Deux hommes aux parcours solides et aux visions distinctes sont en lice : Babacar Ndiaye et Abdoulaye Sow.

Babacar Ndiaye : le visage du renouveau

Actuel président de Teungueth FC, Babacar Ndiaye s’est imposé ces dernières années comme l’un des dirigeants les plus dynamiques du football sénégalais. Ancien 2e vice-président de la LSFP, il est considéré comme l’artisan de la montée en puissance du club de Rufisque, couronné champion national en 2021. Sa gestion rigoureuse, saluée par ses pairs, repose sur une stratégie mêlant professionnalisation, stabilité financière et promotion des jeunes talents.

Avec ce scrutin, il ambitionne de moderniser la LSFP, de réformer les compétitions professionnelles, de renforcer les infrastructures sportives et de structurer davantage les clubs pour améliorer leur compétitivité sur la scène africaine. « Il est temps de bâtir une ligue attractive, crédible et rentable », répète-t-il depuis le début de sa campagne.

Abdoulaye Sow : l’expérience de la continuité

En face, Abdoulaye Sow, président de l’AS Kaffrine, est loin d’être un inconnu. Ancien 2e vice-président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), il a également dirigé la Ligue nationale de football amateur pendant plusieurs années, ce qui lui confère une fine connaissance de la structuration du football sénégalais, du haut niveau comme de la base.

Fidèle à la FSF, il plaide pour une « continuité maîtrisée », se positionnant en héritier de la gouvernance actuelle. Son programme mise sur la consolidation des acquis, la formation administrative des clubs, et le renforcement des passerelles entre football amateur et professionnel.

Ce vote se déroule dans un contexte tendu, sur fond de réformes attendues et de pression croissante des clubs, confrontés à des défis de financement, d’organisation et de compétitivité. Le huis clos observé traduit la volonté des organisateurs de préserver la sérénité du scrutin, bien que les tractations en coulisse soient palpables.

Au-delà des personnes, c’est bien une vision du football professionnel sénégalais qui se joue dans les urnes : modernisation audacieuse ou stabilité institutionnelle. Les résultats de cette élection sont attendus dans la soirée.

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