L’ancien greffier devenu patron de presse, Madiambal Diagne, a réagi avec satisfaction à la décision du ministre de la Justice de réquisitionner les greffiers en grève pour assurer un service minimum dans les juridictions paralysées depuis plusieurs semaines.

Sur le réseau social X, le fondateur du Groupe Avenir Communication et du journal Le Quotidien s’est exclamé : « Enfin les réquisitions tombent ! » Avant de se féliciter que « certaines audiences essentielles seront assurées », soulignant ainsi l’enjeu crucial de continuité du service public de la justice.
Un soutien équilibré
Mais si Madiambal Diagne se réjouit de cette mesure d’urgence, il n’en reste pas moins solidaire du combat des greffiers, un corps auquel il appartient de cœur et de formation.
« Cela n’enlève en rien le droit des greffiers de poursuivre leur combat légitime, pour lequel je m’étais beaucoup investi du temps où je remplissais cette fonction judiciaire. »
Cette prise de position révèle une voix modérée, soucieuse à la fois du bon fonctionnement des institutions et du respect des droits syndicaux. Une posture rare dans un contexte où les tensions montent souvent d’un cran entre administration et grévistes.
Vers une issue concertée ?
La réaction de Madiambal Diagne pourrait, selon certains observateurs, ouvrir une voie de médiation, notamment en faisant appel à des figures respectées des deux camps. Pourquoi ne pas envisager, par exemple, une commission mixte temporaire, composée de représentants du ministère, de l’Union nationale des greffiers et d’anciens professionnels de la justice, pour explorer une sortie de crise durable ?
Au-delà de la satisfaction ponctuelle liée aux réquisitions, le débat reste entier : comment concilier continuité du service public et reconnaissance effective des droits des travailleurs de justice ?
Et si cette crise, au lieu de fracturer davantage le système, devenait une opportunité pour refonder les rapports sociaux au sein de la justice sénégalaise ? Une idée que Madiambal Diagne, par son double regard d’ancien greffier et d’observateur de la vie publique, serait bien placé pour porter.



