L’Assemblée nationale du Sénégal a ouvert une session extraordinaire consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi majeurs portant sur la gouvernance et la transparence publique. À l’ordre du jour figurent la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), la protection des lanceurs d’alerte, la déclaration de patrimoine et l’accès à l’information.

En marge de cette session, le député Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois, a tenu à clarifier l’esprit de la réforme concernant l’OFNAC. « C’est une promesse de campagne que nous avons faite aux Sénégalais », a-t-il rappelé, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un règlement de comptes avec l’actuel président de l’institution, Serigne Bassirou Guèye.
« Nous ne sommes pas dans des débats personnalisés. Nous sommes au-dessus de la mêlée et nous travaillons pour le peuple sénégalais », a martelé le député de la majorité.
Selon lui, la réforme de l’OFNAC, tout comme celles de l’Inspection générale d’État (IGE) et de la Cour des comptes, poursuit un objectif central : renforcer l’indépendance et la neutralité de ces institutions afin de les rendre plus efficaces dans leur mission de contrôle et de lutte contre la corruption.
« Il est important d’avoir un référent solide dans le dialogue avec les institutions, dans la marche du pays, dans la gestion de notre économie et surtout dans la lutte contre la corruption », a ajouté Abdoulaye Tall, soulignant que ces réformes participent à une volonté politique d’assainir la gouvernance.



