Me Augustin Senghor brise le silence. Dans une intervention accordée à Canal+ Afrique, l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a adopté un ton ferme face à la polémique autour de la finale de la CAN 2025, affirmant sans détour que « personne ne peut nous arracher ce trophée ».

Au cœur de cette controverse, une bataille désormais portée sur le terrain juridique. Selon Me Senghor, toutes les voies de recours ont été engagées par la FSF, notamment devant le Tribunal arbitral du sport. Il souligne qu’à ce stade, aucune décision de la Confédération africaine de football n’ordonne le retrait du trophée au Sénégal.
Sur le fond, le juriste insiste : le match est allé à son terme et le résultat a été validé par l’arbitre. Un point central dans son argumentaire. « L’arbitre a sifflé la fin. Le résultat est officiel », rappelle-t-il, estimant que les textes disciplinaires ne permettent pas de sanctionner une équipe ayant disputé une rencontre dans des conditions validées sur le terrain.
Dans la foulée, Me Senghor dénonce plusieurs dysfonctionnements au sein de la Confédération africaine de football, évoquant notamment des nominations jugées opaques, des départs inexpliqués de responsables et des interférences présumées dans la gestion de l’arbitrage. Des éléments qui, selon lui, fragilisent la crédibilité des instances.
Autre point soulevé : le principe d’estoppel. Pour Me Senghor, toute contestation tardive perd de sa force dès lors que les faits ont été acceptés au moment où ils se produisaient. Il souligne que l’adversaire du Sénégal n’a pas introduit de réclamation immédiate auprès de l’arbitre, laissant ainsi la situation suivre son cours.
Enfin, il met en garde contre toute tentative de réécriture des règles après coup. « Les juridictions ne créent pas le droit, elles l’appliquent », tranche-t-il.
En attendant la décision finale du Tribunal arbitral du sport, la position du Sénégal reste inchangée : le trophée de la CAN 2025 demeure entre ses mains.



