Solide vainqueur de la Colombie (3-1), l’équipe de France a conclu sa fenêtre de mars par un sans-faute. À quelques semaines du Mondial 2026, premier rendez-vous face au Sénégal, les hommes de Didier Deschamps avancent avec certitudes et profondeur.
Rotation massive, même efficacité.
Trois jours après son succès contre le Brésil, la France a récidivé face à la Colombie, avec un onze totalement remanié. Une démonstration de richesse d’effectif et de maîtrise collective, symbole d’une équipe en pleine montée en régime.
Au cœur de cette soirée américaine, Désiré Doué s’est offert un récital. Pour sa sixième sélection, l’attaquant a frappé fort avec un doublé (29’ et 56’), mêlant opportunisme et sang-froid. Très mobile, juste dans ses choix, il a incarné cette nouvelle vague tricolore décomplexée. Mais son efficacité doit aussi beaucoup au travail de l’ombre de Marcus Thuram.
L’attaquant de l’Inter Milan a pesé sur la défense colombienne, jouant parfaitement son rôle de point d’appui. Passeur décisif indirect sur le premier but, il a surtout marqué de la tête avant la pause (41’), validant une prestation complète. À ses côtés, Maghnes Akliouche a brillé par son activité, récupérant et projetant avec justesse.
Des certitudes dans la rotation
Ce succès dépasse le simple cadre comptable. En changeant intégralement son équipe, Didier Deschamps cherchait des réponses. Il les a obtenues. Warren Zaïre-Emery dans l’entrejeu, Maxence Lacroix en défense : chacun a saisi l’opportunité, renforçant la concurrence interne.
Face à une Colombie volontaire mais limitée, incarnée par un James Rodríguez en quête de rythme et un Luis Díaz trop isolé, les Bleus ont contrôlé leur sujet. Seule ombre, la réduction du score tardive de Capaz (77’), anecdotique au regard de la domination globale.
Le Sénégal prévenu
Deux matches, deux victoires : la tournée américaine remplit pleinement son objectif. À l’approche du Mondial, la France avance avec confiance, armée d’un effectif dense et polyvalent.
Le message est clair pour l’équipe nationale du Sénégal, premier adversaire le 16 juin : il faudra être prêt. Car ces Bleus-là, vainqueurs en 2018 et finalistes en 2022, semblent déjà lancés dans leur compétition.
Lamine Mandiang Diédhiou



