La piste criminelle dans l’affaire du décès de Mouhamed Ndiaye a été définitivement écartée à la suite de nouvelles investigations menées par la Brigade territoriale de Richard-Toll, sous la direction du commandant Mamadou Mbodj. Les gendarmes ont établi qu’il s’agit en réalité d’un accident de la route maquillé en agression.

Dès le début de l’enquête, les éléments de la gendarmerie se sont rendus au domicile de la victime, à Dagana, et ont entendu en détail le rescapé, Ablaye Diagne Mbodji. Très vite, plusieurs contradictions sont apparues dans sa version des faits. Confronté à ces incohérences, ce dernier a finalement reconnu avoir inventé le récit d’une agression.
Selon ses aveux, alors qu’ils quittaient Richard-Toll pour rejoindre Dagana, Ablaye Diagne Mbodji avait confié la conduite de la moto à son ami Mouhamed Ndiaye, bien qu’il n’ait pas l’expérience requise. À hauteur du village de Keur Birane, le jeune conducteur aurait perdu le contrôle du deux-roues dans un virage, provoquant une violente sortie de route. Le choc a été fatal à Mouhamed Ndiaye, décédé sur le coup.
Cherchant à se soustraire à ses responsabilités, le rescapé, lui-même dépourvu de permis de conduire, a admis avoir monté de toutes pièces le scénario d’une agression. Une version qui n’a pas résisté au travail de recoupement et d’analyse mené par les enquêteurs.
À l’issue de son interrogatoire, Ablaye Diagne Mbodji a été interpellé et placé en garde à vue à la brigade de Richard-Toll. Il est poursuivi pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d’autrui et pour avoir confié un engin à un conducteur non titulaire du permis requis. L’enquête se poursuit afin d’établir l’ensemble des responsabilités dans ce dossier.
Par ailleurs, il a été confirmé que la victime n’était pas étudiant à l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) de Richard-Toll, contrairement aux premières informations relayées. La cellule de communication de l’établissement a formellement démenti son inscription.




