Le Sénégal vient d’écrire une nouvelle page dans l’histoire de ses Forces armées. Pour la première fois, un officier de marine accède à la tête de l’institution militaire : le vice-amiral Oumar Wade a été nommé Chef d’État-major général des Armées (CEMGA), succédant ainsi au général d’armée Mbaye Cissé, appelé à rejoindre la deuxième section des officiers généraux en février prochain.

Cette nomination marque un tournant majeur pour les Forces armées sénégalaises. Jusqu’ici Chef de l’État-major particulier du Président de la République (CEMPART), poste qu’il occupait depuis le 10 avril 2023, le vice-amiral Oumar Wade s’est imposé par un parcours solide, une expertise stratégique reconnue et une vision claire des défis sécuritaires contemporains. Son sens du commandement, sa rigueur et sa maîtrise des enjeux de défense ont été salués à plusieurs reprises au sein de la grande muette.
L’arrivée d’un marin au sommet de la hiérarchie militaire reflète une volonté d’ouvrir davantage le haut commandement à la diversité des profils. Elle traduit également l’importance croissante des enjeux maritimes pour le Sénégal, dont la sécurité dépend autant de ses frontières terrestres que de ses eaux sous juridiction, particulièrement exposées aux trafics, aux menaces transnationales et aux enjeux liés aux ressources offshore.
Sous le commandement du général Mbaye Cissé, les Forces armées ont renforcé leur professionnalisme, modernisé leurs capacités opérationnelles et poursuivi leur engagement sur plusieurs fronts, de la sécurité intérieure aux missions internationales de maintien de la paix. La transition vers un leadership issu de la Marine ouvre une nouvelle dynamique et prépare l’armée sénégalaise à mieux répondre aux défis stratégiques des prochaines années.
Le vice-amiral Oumar Wade prend ainsi les rênes des Armées dans un contexte marqué par des transformations géopolitiques rapides au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Sa nomination est perçue comme un signal fort : celui d’une armée en évolution, prête à renforcer la synergie entre ses différentes composantes et à s’adapter aux menaces émergentes, qu’elles viennent de la terre ou de la mer.



