Pape Thiaw : « Si je doute une seconde que je ne peux pas gagner la Coupe du monde… »


Après la victoire convaincante du Sénégal, Pape Thiaw a dressé un bilan nuancé de la fenêtre internationale. Entre satisfaction collective, gestion des individualités et ajustements tactiques, le sélectionneur des Lions avance ses pions avec une idée forte : bâtir un groupe sans hiérarchie figée.

Bilan fenêtre mars

« Le bilan est globalement positif. Il y a eu de bons résultats, mais aussi certaines insuffisances. Cette fenêtre a permis de mettre en concurrence des joueurs, dont certains n’ont pas été à la hauteur. Il y a eu des imperfections, mais cela fait partie du processus. Les joueurs les plus performants ont répondu présents. Les matchs ont été riches, avec notamment plusieurs buts inscrits, et l’état d’esprit affiché a été satisfaisant. Dans l’ensemble, les joueurs ont livré de bonnes prestations, même si certains doivent encore progresser. Cette phase a aussi servi de terrain d’apprentissage pour continuer à les développer ».

Hiérarchie des gardiens

« Concernant la hiérarchie des gardiens, vous m’avez un peu perturbé avec cette notion de numéro 1 et numéro 2. Pour moi, Edouard Mendy est un joueur important, mais dans mon groupe, il n’y a pas de titulaires indiscutables : ce sont 28 titulaires. La concurrence est ouverte à tous les postes ».

Prestation de Nobel Mendy

« Pour ce qui est de Nobel, c’est moi qui ai pris la décision de le sortir. Après le choc, j’ai remarqué qu’il boitait légèrement. Je ne prends aucun risque avec la santé des joueurs. Ayant été joueur moi-même, je sais ce que cela peut coûter de forcer sur une blessure. J’ai donc préféré le préserver. Le plus important reste sa carrière. Heureusement, cela ne semble pas grave. Il va bien pour le moment, et nous espérons qu’il pourra reprendre rapidement, peut-être dès ce week-end. Il a montré de très belles choses.

Système à 3 défenseurs

« Sur le plan défensif, nous sommes encore en phase de réglages. Le système peut évoluer entre une défense à trois ou à quatre, en fonction de l’animation et des phases de jeu. C’est le début d’un travail, et il est normal qu’il y ait encore des ajustements à faire. Nous devons corriger certaines difficultés, notamment dans la gestion des transitions. Par moments, nous avons été en difficulté, mais il y a aussi eu des séquences intéressantes sur lesquelles nous devons nous appuyer ». 

Match contre la France au Mondial 

« Concernant une confrontation face à la France lors de la Coupe du monde 2026, il est encore trop tôt pour définir un scénario précis. Ce type de match dépend de nombreux paramètres : le contexte, le score, la physionomie de la rencontre. Nous allons prendre le temps d’analyser cette équipe et de nous préparer en conséquence. Mais ma priorité reste de travailler sur notre propre jeu, de renforcer nos points forts et d’améliorer ce que nous faisons déjà. Je suis un entraîneur qui privilégie la progression de son équipe avant tout, même si l’analyse de l’adversaire reste essentielle. « Si je doute une seconde que je ne peux pas gagner la Coupe du monde avec le Sénégal, je laisserai ma place à un autre ». 

Lamine Landiang Diédhiou

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