Le Conseil municipal de Dakar procède aujourd’hui à l’élection du nouveau maire de la capitale, appelé à succéder à Barthélémy Dias, évincé de son fauteuil. Depuis son départ, l’intérim est assuré par Ngoné Mbengue, qui figure aussi parmi les candidats en lice.

Deux figures s’affrontent pour diriger la première ville du pays : Abass Fall, candidat de Pastef, ministre du Travail et responsable du parti à Dakar, et Ngoné Mbengue, portée par la coalition Taxawu, majoritaire au sein du Conseil.
Un duel politique aux enjeux nationaux
Bien que minoritaire à l’échelle locale, Abass Fall nourrit de réelles ambitions. Selon Les Échos, il aurait réussi à rallier plusieurs conseillers de Benno, en plus de sécuriser les votes de son camp et de ses alliés. Sa principale carte ? La promesse de démissionner du gouvernement dès son élection, gage de son engagement total à la tête de la municipalité.
En face, Ngoné Mbengue bénéficie d’un ancrage solide au Conseil municipal et de l’héritage politique de Taxawu, jusque-là dominante dans la gestion de Dakar. Sa candidature est aussi une réponse aux critiques de Barthélémy Dias, qui l’accuse de cautionner une « illégalité » orchestrée par le préfet dans la convocation du scrutin.
Un scrutin sous tension juridique
L’ex-maire Barthélémy Dias, désormais en rupture ouverte avec Taxawu, milite pour l’annulation pure et simple de l’élection. Il a introduit un référé devant la Cour suprême, dont la décision est attendue ce lundi à 10 heures. Ce verdict pourrait influencer le déroulement du vote, voire remettre en cause l’ensemble du processus.
Une capitale à la croisée des chemins
Le choix des conseillers municipaux ne déterminera pas seulement le visage du futur maire : il marquera aussi l’orientation politique de Dakar, ville stratégique au poids électoral considérable. Qu’il s’agisse d’Abass Fall ou de Ngoné Mbengue, le futur édile devra composer avec un climat tendu et une opinion publique particulièrement attentive à ce scrutin inédit.



