Co-organisées par ENDA Énergie, Oxfam, Natural Justice, AACJ, SSN, CDKN et Action contre la Faim, l’édition 2025 de la Semaine du Climat et de l’Énergie s’est ouverte ce lundi à Dakar. Cet événement de portée continentale qui doit se tenir du 21 au 25 juillet, va réunir experts, acteurs communautaires, décideurs publics et partenaires techniques autour du thème.

Présent lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, le Pr Daouda Ngom, a salué l’approche ascendante de cette semaine d’échanges.
« Ce rendez-vous est une opportunité unique de construire ensemble une vision partagée de la transition climatique juste, en partant du terrain, des réalités nationales mais avec une ambition globale. »
Le ministre a insisté sur l’importance de donner toute leur place aux territoires dans les processus de décision climatique.
« Il est crucial que la voix des territoires soit entendue. Les travaux de cette semaine permettront d’identifier des pistes innovantes pour faire émerger des coalitions territoriales, bâtir des mécanismes de financement adaptés et proposer des messages forts. »
Pour Emmanuel Seck, directeur exécutif d’ENDA Énergie, le défi ne réside pas dans le manque de solutions, mais dans leur déploiement.
« Les solutions ne manquent pas. Ce qui nous manque, c’est de mettre à l’échelle les réponses déjà fournies par les communautés, les paysans, les acteurs non étatiques. Pour y parvenir, il faut promouvoir les entreprises locales maîtrisant des chaînes de valeur à fort potentiel de main-d’œuvre, à travers un partenariat juste avec les associations de producteurs. »
Ce plaidoyer pour une souveraineté économique à partir du local est partagé par les partenaires de l’événement, qui voient dans les territoires le levier central de toute transition juste.
Khar Ndiaye, directrice d’Oxfam au Sénégal, a tenu à rappeler que les premières victimes du changement climatique sont aussi les premières innovatrices.
« Malgré les adversités, les communautés vulnérables innovent et s’adaptent. Pourtant, elles sont exclues des décisions. Il est plus qu’important de les impliquer pour bâtir des solutions durables. »
À l’heure où le continent africain fait face à une multiplication des chocs climatiques, la Semaine du Climat et de l’Énergie se positionne comme un moment stratégique pour repenser les politiques d’adaptation et renforcer les coalitions autour d’une transition climatique juste, inclusive et ancrée dans les territoires.




